Message de la Vierge Marie à Marilda Santana en présence de la Communauté du Val de l’Immaculée Conception, Piedade dos Gerais (Brésil), le 3 avril 2026 (Vendredi Saint)
Chers enfants,
Avec une grande sagesse, aujourd’hui est un jour de jeûne, de silence et de prière, une réflexion sur cette année de luttes, de combats acharnés, de grandes batailles, mais où nous voyons Jésus toujours fortifier et guider chacun dans cette mission si grandiose, si infinie, qu’est la lutte pour la paix, pour le Triomphe de mon Cœur Immaculé.
Aujourd’hui, c'est un jour saint, jour de grande mission du Peuple de Dieu, car aujourd’hui nous méditons de manière très solennelle sur la vie, sur Sa vie. Nous nous mettons aux pieds de Jésus.
Nous nous mettons aux pieds de Jésus sur la Croix pour y déposer le monde tel qu’il est aujourd’hui. Un monde marqué par les blessures au sein de la famille, par les blessures dans la vie des enfants, des jeunes, du Peuple de Dieu. Un monde attristé par la douleur spirituelle et souvent par un manque de sagesse. La douleur spirituelle est causée par ce qui cherche souvent à nous éloigner de Dieu et de Sa miséricorde. Alors, ton problème ne peut jamais être plus grand que ta foi. Sauver des âmes aujourd’hui n’est pas facile. Aujourd’hui est un jour où nous devons réfléchir au salut. Il n’est pas facile de sauver une âme. Jésus, pour vous sauver, est mort sur la Croix. Il n’est donc pas facile aujourd’hui de sauver des âmes. C’est très difficile, [parce] que le diable ne veut pas que tu sauves des âmes.
Le diable veut que tu te sentes faible, perdu(e), triste, sans forces. Mais Jésus veut te rendre fort(e) comme Il est fort. Car la Croix était lourde, les épines étaient cruelles. Tout était immensément cruel dans le cheminement de Jésus vers le Calvaire.
Jésus a donné Sa vie, Son sang. Lorsque nous parlons de miséricorde, ce Vendredi Saint nous invite à méditer sur la miséricorde. Car lorsque Jésus était sur le point de s’abandonner totalement au Père comme un agneau, du Sang et de l’Eau sont jaillis du Cœur de Jésus. Ce Sang et cette au qui, aujourd’hui, seront et sont le salut de l’humanité.
Nous pouvons dire que c’est [que la miséricorde est] la dernière planche de salut. C’est le sang et l’eau qui jaillissent du Cœur de Jésus. Et en parlant aujourd’hui de vérité, de ce qui nous est annoncé en ce Vendredi Saint, à savoir la mort de Jésus sur la Croix, nous devons réfléchir à quelque chose d’immensément important.
Sauver des âmes, c’est la pénitence, c’est le sacrifice, c’est la prière. Ne croyez pas que le monde soit un jardin de roses. Il y a des épines. Personne ne mène une vie facile. Le monde est en difficulté et, comme Jésus nous le dit, il ne sert à rien de fuir ; il faut vaincre par la prière, la charité, le silence, le pardon, l’amour. Rien ne se passe dans la vie des missionnaires sans que ce soit la volonté de Dieu.
Le sacrifice, la pénitence nous rappellent la foi. Quand tout est trop facile, personne ne s’arrête pour rendre grâce. Quand la difficulté arrive, tu rends grâce. Aujourd’hui, par exemple, tu rends grâce à Jésus pour le Sang et l’Eau qui ont jailli de Son Cœur. Sans ce Sang, sans cette Eau, nous n’aurions pas aujourd’hui la dernière source de salut pour l’humanité, qui est la miséricorde divine. La miséricorde qui est Jésus-Christ Miséricordieux.
Alors, sauver des âmes aujourd’hui est une mission qui nous incombe à tous. C’est une mission qui vous incombe, serviteur. C’est la mission de toute la sainte Église, de toutes les familles, de tous les pèlerins : conduire ce monde vers la Maison du Père, reprendre le chemin de la croix, car personne n’arrivera au Ciel sans la croix.
Nous avons médité, ce Vendredi Saint, sur le magnifique don de Jésus en tant qu’Agneau de Dieu. Jésus a aimé la Croix. Je voudrais d’ailleurs vous demander de ne jamais contester le poids de votre croix, qu’il s’agisse d’une souffrance spirituelle, d’une souffrance matérielle ou temporelle. Chaque jour de votre vie, lorsque la croix vous pèse, mets-toi devant Jésus dans le Saint-Sacrement et dis : « Seigneur, merci pour la croix. »
La pire erreur que commet l’humanité aujourd’hui est de ne pas vouloir porter sa croix. La plupart des gens abandonnent leur croix. Personne ne veut aimer les autres. Personne ne veut se soucier des familles. Personne ne veut faire preuve de solidarité selon la spiritualité du Peuple de Dieu, dans la vie de l’Église - car nous formons une seule et même famille.
Peu importe que le Brésil soit votre foyer, le monde est votre famille. Et aujourd’hui, cette spiritualité fait défaut. Aujourd’hui, cette unité fait défaut. Et Jésus, sur la Croix, a donné Sa vie pour que le monde ait cette unité. Jésus a donné Sa vie pour que le monde ait la fraternité. Il a souhaité que le monde ait la grâce de vivre véritablement le bonheur parfait.
Dans la mort de Jésus, nous trouvons donc la résurrection. Le monde d’aujourd’hui est confronté à la douleur. Aujourd’hui, nous sommes un Vendredi Saint où les gens ont complètement perdu la crainte de Dieu pour refléter la spiritualité de ce Vendredi Saint. C’est pourquoi il est extrêmement important, en ce jour, que nous écoutions le Ciel. Pourquoi ? Parce que pour arriver à Pâques, à la Résurrection, il y a eu la douleur, il y a eu la mort, il y a eu la Croix. Qu’est-ce que l’humanité aime célébrer aujourd’hui ? La joie. Mais le monde est confronté à la douleur, le monde est confronté à la souffrance. Il y a au Brésil et sur Terre des fils et des filles de Dieu qui crient miséricorde. Il s’agit donc de vivre la Passion de la Semaine Sainte afin de parvenir à la Résurrection.
Si ton foyer est en proie à des combats, c’est pour que tu parviennes à la grâce de la Résurrection, de la victoire. Personne n’arrivera au Ciel en vivant ici-bas un paradis s’il n’y a pas de paradis pour l’instant sur terre, s’il n’est pas présent. Car l’humanité vit un immense conflit parmi tous les peuples, toutes les nations et toutes les générations. Il ne s’agit donc pas pour toi de rêver d’un paradis sur terre, mais de lutter pour ce paradis, car Dieu veut établir Son royaume ici, le royaume de Dieu, la grâce de vivre heureux pour l’éternité. Mais nous devons comprendre que nous sommes dans une bataille finale, avec la grande grâce de Dieu, pour vaincre le combat contre les pièges du démon. Il y a beaucoup de pièges ; ils ne sont pas peu nombreux, non. Et vous vivez une année effrayante. Dans le monde d’aujourd’hui, le diable a amené l’homme à une méchanceté constante - ses yeux, sa langue, ses oreilles, ses paroles. Personne ne veut penser à des choses constructives, seulement à des choses destructrices.
Et la Passion de Jésus nous montre que nous devons vivre de bonnes choses, car ce qui semblait être la fin était en réalité la grande grâce, le grand commencement. Le Vendredi Saint nous invite à y réfléchir. Alors que l’homme pensait que tout était perdu, tout a été retrouvé. Car à Pâques, il a trouvé Jésus. Nous devons donc faire cette rencontre maintenant.
Peut-être qu’aujourd’hui, il faut vivre la Passion de Jésus pour que nous comprenions la situation précaire de l’humanité malade. Car c’est une humanité encerclée par les péchés capitaux, l’envie, la jalousie, la paresse. Dieu et le Royaume de Dieu sont pour tous, mais souvent, on veut être tranquille, on ne veut pas de problèmes. La grande erreur de l’humanité aujourd’hui, c’est qu’elle ne veut aucun problème, elle veut la facilité, elle ne veut pas de la croix. Jésus a dit : « Je veux la Croix ».
Il a demandé au Père : « Éloigne-la, mais que la Volonté de Dieu soit faite ». Et la Volonté de Dieu, c’était la Croix. Alors, dans ta vie aujourd’hui, quelle est la Volonté de Dieu ? Quelle est la croix de ce Vendredi Saint que tu portes sur tes épaules ? Ne pense pas à sa lourdeur, pense qu’elle est une bénédiction de Dieu pour ton salut.
Alors, l’humanité a besoin de cette rencontre avec Jésus. Nous vivons un période d’événements. C’est une année où la bataille est ardue, ce ne sera pas n’importe quelle bataille. Nous sommes dans un combat entre Dieu - la miséricorde, et la méchanceté du diable. Est-il facile de vaincre le diable ? Sans la prière, sans Dieu, ce n’est pas facile. Jésus n’est-Il pas allé au Calvaire en marchant, portant le poids de la douleur, des péchés de l’humanité, pour apporter la Pâque, pour apporter la résurrection dans vos vies ? Donc, ce n’est pas facile. Ne croyez pas qu’il sera facile d’abattre le diable. Si tu ne fais pas attention et ne pries pas, il t’abattra. C’est pourquoi tu dois rester debout. Et comment restons-nous debout ? [En ayant] Dieu dans notre vie : la prière, le travail, l’amour, le don de soi.
Beaucoup de difficultés vous attendent, mes enfants. Nous avons un chemin semé d’embûches et d’épines à traverser pour parvenir au Triomphe. Notre chemin n’est pas facile, ce n’est pas une route large, il est très étroit. Et sur ce chemin étroit, tu vas rencontrer tous les pièges du diable, qui tentera de te faire tomber. C’est pourquoi vous devez rester fermes, faire preuve de beaucoup de compréhension. Il n’est pas facile d’évangéliser le monde d’aujourd’hui - les valeurs, les valeurs d’aujourd’hui. L’homme pense tout simplement que ce qui est juste est faux, et que ce qui est faux est juste. Où sont passées les valeurs ?
La valeur principale, c’est la foi, la crainte de Dieu. Le Vendredi Saint, jour de jeûne : l’humanité jeûne-t-elle aujourd’hui ? L’humanité pense-t-elle aujourd’hui au Sang de Jésus, à l’amour de Jésus, à toutes les cruautés que les péchés de l’humanité ont infligées à Jésus ? Car ce furent les pires, [il y avait de] la lâcheté sur le chemin jusqu’à la mort de Jésus sur la Croix. Et pourtant, Il nous a donné une leçon d’amour, de vie, d’espoir, de charité, de fraternité. Si aujourd’hui nous sommes capables de nous agenouiller devant Jésus Eucharistique, c’est parce qu’Il a donné Sa vie et qu’Il est même devenu le pain, la nourriture.
Pensez à ta vie sans l’Eucharistie. Pense à ta vie sans la foi. Tu te serais réveillé(e) ce matin, en regardant uniquement la nature, sans percevoir l’essence de la grâce, des bénédictions, de la puissance de Dieu, du bonheur de savoir aimer, d’aimer ta famille, d’aimer tes enfants, d’aimer ta mission, ta vocation - prêtre, missionnaire, père, mère, jeune ou enfant.
Regardez l’essence de la vie. Cette vie n’est pas seulement un monde entouré de beauté [physique], de rivières, de mers, de vallées. C’est le monde de la présence de Dieu. Et Jésus nous a fait connaître la richesse de cette présence en donnant Sa vie, en mourant pour toi, en te sauvant. Et aujourd’hui, nous sommes ici au milieu de tant de tempêtes familiales au Brésil, sur terre, dans les nations, dans l’Église, dans les familles. Nous vivons une époque de grande discorde, où tout le monde veut être le premier, tandis que Jésus dit : « Ne cherche jamais à être le premier, car le premier peut toujours devenir le dernier ». Et Dieu nous affermit toujours dans cette mission, nous remplit d’amour pour cette mission, car cette année sera une année de nombreuses batailles, vraiment nombreuses. Et ne croyez pas que vous n’en affronterez qu’une seule et que ce sera fini. Plus vous en affronterez, plus il y en aura. Car c’est l’année où il faut vaincre le diable, mes enfants. C’est l’année où il faut renverser le diable. C’est pourquoi nous disons : « Avec la bénédiction du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Car seule la Très Sainte Trinité peut vous fortifier sur ce chemin étroit qui consiste à être présents devant l’humanité tout entière, non seulement dans votre pays, mais dans le monde entier. Alors prions en ce Vendredi Saint. Allons-y avec beaucoup de foi. En ce moment, chacun va penser à Jésus sur la Croix. Dans votre cœur, voyez Jésus sur la Croix. Chacun va ressentir Jésus, la manière dont Jésus veut vous guérir aujourd’hui. Il s’agit de l’épine qui est dans votre chair. C’est l’eau qui jaillit du Cœur de Jésus, c’est le Sang qui va laver ta famille, tes enfants, te soulager de ce problème pénible qu’il faut exorciser, guérir, dont il faut te libérer. Ou bien ce sont les plaies de Jésus [par rapport aux] plaies qui se trouvent parfois dans ton âme : l’envie, la jalousie, le mensonge, la fausseté, la peur, le doute, le manque de courage, le découragement.
Quelle est cette plaie ? Jésus a dit mille fois qu’il valait mieux une plaie sur la chair qu’une seule fois une plaie sur l’âme. Alors, où se trouve ta douleur ? Est-ce dans la chair, est-ce dans l’âme ? C’est au sein de la communauté fraternelle, où on traverse un moment de sacrifice, mais ce sacrifice nous conduit vers Dieu, il fait en sorte que nous ayons la foi. Tout peut manquer dans ta vie, mais que la foi ne manque pas. Et vous êtes préparés à avoir la foi, à vaincre les pièges, à mener le bon combat, à être des âmes qui consolent le Cœur de Jésus Miséricordieux.
Alors, demandons cette grâce à Jésus – de laver le visage, de laver l’âme, de revêtir les vêtements blancs du saint baptême. Toi qui es là avec tes vêtements sombres, le péché souille ta vie, t’éloignant de la paix. Toi qui es en train de perdre l’essence du bonheur, fais un essai en ce Vendredi si important, si propice à la méditation, car la mort n’est pas la fin. L’homme a tellement peur de la mort : quand il parle de la mort, l’homme dit toujours : « Je ne veux pas mourir maintenant ». Mais ton heure viendra et tu dois être prêt(e). C’est pourquoi Jésus a dit : « Veillez et priez. » Personne ne connaît le jour, personne ne connaît l’heure. Seul Dieu. Seul Dieu le sait. Et si c’était aujourd’hui ? Si c’était ton heure, ton jour, ton moment aujourd’hui, en ce Vendredi Saint, serais-tu vêtu(e) de blanc ou de vêtements souillés lors de ta rencontre avec le Seigneur ? Ce Vendredi saint nous montre que Jésus voulait que nous portions des vêtements blancs. Ce sont donc le Sang et l’Eau, qui coulent du Cœur de Jésus, qui laveront le monde entier.
Alors, avec beaucoup d’affection, je veux vous donner ma bénédiction en ce moment.
Notre-Dame bénit tout le monde.
Chers enfants, je vous ai bénis avec beaucoup de joie, même face à cette réflexion sur ce que le monde vit aujourd’hui, qui souligne la prière, le jeûne, la veillée. Pourtant, c’est aussi un moment de joie, car dans la mort, nous trouvons la victoire. Dans le sacrifice de Jésus sur la Croix, nous trouvons le chemin du Royaume des Cieux. Nous trouvons la grande grâce, la Résurrection. Ainsi, le cœur qui aime Jésus a cette joie de réfléchir sur la mort comme vie et salut.
Cette bénédiction d’aujourd’hui était spéciale pour vous tous. Jésus vous a parlé aujourd’hui de votre blessure. Ainsi, en ce moment même où Il intercèdera pour chacun de vous afin que vous receviez la grâce et le miracle dont vous avez besoin, Jésus est un miracle dans votre vie. Alors, vous allez vous demander où se trouve votre blessure aujourd’hui.
Tu ne peux pas laisser le diable se moquer de toi. Tu appartiens à Dieu. Le Saint-Esprit habite en toi. Jésus vit en toi et Dieu t’aime. Le Père t’aime. Alors, ne permets jamais que ta blessure soit plus grande que la guérison dans ta vie, qui est Jésus. Alors, reçois cette guérison, reçois ce miracle. En ce moment, Jésus bénit les fleurs pour la guérison et la libération des malades du corps et de l’âme. À ceux qui fêtent leur anniversaire, à ceux qui célèbrent leurs années de vie, qui sont en train de rendre grâce à Dieu, que Jésus vous apporte de nombreuses bénédictions, beaucoup de lumière et qu’il vous accorde un immense trésor, le bonheur d’être dans le Cœur de Jésus Miséricordieux.
Que tous demeurent dans la paix, en ce très beau vendredi de prière, de méditation et d’amour profond et d’adoration devant Jésus. Voici la Servante de Dieu, l’Immaculée Conception, Mère de miséricorde. Et voici que le Seigneur m’appelle.